BLEU HORIZON - 74e R.I.

Un régiment normand dans la Grande Guerre

28 février 2005

74e R.I. et moteurs de recherche

Dans les coulisses de ce blog, rubrique statistiques, il est possible d'avoir quelques infos à propos des connexions de visiteurs. Il apparaît, notamment, que certains visiteurs arrivent sur le blog grâce à des moteurs de recherche. Et comme il est possible de récupérer les mots-clés qui ont mené ces internautes sur le blog du 74e, je me suis amusé à les relever depuis quelques jours. N'ayant rien à écrire aujourd'hui, je livre donc la liste de ces mots. C'est amusant car il est clair, vue la variété des mots ayant servi à leurs recherches, que tous n'étaient pas en quête d'infos sur le 74e… et qu'ils ont du rapidement tourner la page !! ;-) J'espère au moins que d'autres auront trouvé quelque intérêt à ces pages consacrées au 74e et qu'ils s'y seront attardés quelques instants, voire qu'ils reviendront ! A ceux-ci, d'ailleurs, je conseille de mettre le blog dans leurs favoris ! ;-)  Et à tous, quelles qu'aient été leurs motivations, mes remerciements pour leurs visites !

 

 

74E RI 1914-1918

Soldat au 74 RI

le bleu horizon

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une carte de verdun le 26 février 1916

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27 février 2005

Historique du 74e R.I.

Heureux de vous présenter une de mes dernières acquisitions concernant le 74e R.I. : un exemplaire relié de l'historique du régiment, annoté par un ancien du 74e, Georges Souche (1ère Cie, 1er bataillon). J'en profite pour rappeler que l'historique du 74e R.I. est disponible ici (au format .pdf).



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22 février 2005

Patrouille Gréboval

Extrait du J.M.O.

 

Dans la soirée du 18 [février 1915], l'artillerie ennemie (77) a battu, vers 13 heures, la lisière du bois de Chauffour : deux soldats ont été tués : Pouchin et Stourm, 7e Cie.

 

Auguste Stourm, lorrain de naissance, avait 21 ans.

Louis Pouchin, originaire de Dieppe, avait 25 ans. Il repose aujourd'hui dans le carré militaire du cimetière communal de Janval à Dieppe.

 

Le secteur est relativement calme. Chaque nuit des patrouilles et reconnaissances sont poussées en avant des lignes. A titre d'exemple, voici le rapport de l'une d'entre elles :

 

Rapport de reconnaissance


20 février 1915


Chef de la reconnaissance

Sous-lieutenant Greboval.


Effectif

1 officier, 2 sous-officiers, 2 caporaux, 14 soldats.


Itinéraire

Tranchée A des Carrières sud – chemin bois Tardy – Courcy jusqu'à sa jonction avec le chemin Thil – Courcy. Retour par le même itinéraire.


But

Porter vers 19 heures une patrouille près du point de jonction des chemins Thil-Courcy – Bois Tardy – Courcy où passent fréquemment des patrouilles ennemies et tendre une embuscade. En cas de rencontre avec l'ennemi, l'attaquer pour faire des prisonniers.

 

Durée de stationnement 

2 à 3 heures.


 

Résultats obtenus

 

Aucun élément ennemi n'a franchi le réseau de fil de fer de 19 à 22 h. 30. Aucun ouvrage nouveau n'a été constaté en avant du réseau de fil de fer ennemi 150 mètres au nord et 150 mètres au sud du chemin Thil – Courcy.

L'embuscade fut établie, la gauche appuyée au chemin Bois Tardy – Courcy légèrement en arrière d'une petite crête passant par la jonction des chemins indiqués ci-dessus. Pour attirer l'ennemi dans une direction favorable, une patrouille fut lancée en avant. Quoique s'étant approchée à proximité de la ligne ennemie, cette patrouille à 9 heures 45 n'avait encore entendu aucun bruit, ni constaté l'emplacement de sentinelles aux postes. Je me portai moi-même en avant. A 200 mètres environ de la jonction des chemins, j'ai pu relever un emplacement de sentinelles paraissant avoir été récemment occupé. A ce moment une douzaine de coups de feu nous furent tirés venant d'environ 60 mètres à notre droite. Malgré les gémissements poussés par un homme de la patrouille pour attirer l'ennemi, aucun élément ne franchit le réseau de fil de fer derrière lequel les coups de feu avaient été tirés. Jusqu'à 22 h. 30, la patrouille continue à parcourir le terrain à proximité du réseau de fil de fer, 150 mètres au nord et 150 mètres au sud du chemin Thil – Courcy sans résultat.


Départ: 19 heures
Rentrée: 22 h. 50

 

Note : Le jeune sous-lieutenant Gréboval sera tué quelques mois plus tard, lors des combats de Neuville-Saint-Vaast…

 

Posté par stephan à 22:34 - 1. - Secteur Thil - Chauffour - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 février 2005

21 février 1916 : Verdun

J'ai forcément, en ce 21 février, une pensée pour tous ces hommes qui se sont retrouvés sous le terrible bombardement allemand qui débuta au matin de cette journée, il y a aujourd'hui 89 ans. La bataille de Verdun commençait… Allemands et français allaient s'affronter durant des mois, dans une lutte aux proportions inimaginables… Depuis, la terre de Verdun ne cesse de recracher la ferraille dont elle fut farcie et de vomir les corps dont elle fut le misérable linceul…

 

Le 74e R.I. allait, lui aussi et à son heure, se faire happer par cette fournaise, se faire broyer, dissoudre dans cet enfer en perpétuelle ébullition. J'y reviendrai…

 

Il faut aller à Verdun. Partout à Verdun. Dans les bois. Dans les ravins. Dans les ruines de forts (Douaumont sera celui pour lequel les hommes du 74e auront gagné croix de guerre ou croix de bois). Mais il faut surtout aller à l'Ossuaire : il faut regarder les restes misérables du sacrifice : clavicules, tibias, cotes, phalanges, crânes défoncés, sternums brisés, humérus… Il faut regarder cela en face ; il faut tout regarder et ne pas s'arrêter en chemin. Ensuite, il faut lire les noms gravés dans la pierre de l'ossuaire, tous les noms. Vous y retrouverez, parmi tant d'autres, quelques-uns de ces hommes du 74e… Vous y retrouverez les noms de jeunes gens de 17 ans, 18 ans, 19 ans… Ceux que l'on appelle les poilus, avaient 20 ans… Un fort contingent de la classe 16 (il avaient donc 20 ans), arrivé tout juste en renfort au 74e R.I. subit, à Verdun, son baptême du feu. Pour bon nombre d'entre eux, ce baptême eut davantage le goût désagréable de l'extrême onction…

 

Posté par stephan à 19:14 - Commentaires [1] - Permalien [#]

16 février 2005

La mort du chef de bataillon Plessis

Extrait du J.M.O.

 

16 FEVRIER 1915

 

Pendant toute la nuit, l'artillerie ennemie a manifesté une certaine activité par l'envoi de nombreux projectiles (77). Pas de pertes. Une légère fusillade a été entendue vers 1 h. 30 dans la direction du Luxembourg.

Dans la matinée, canonnade intermittente sur tout le front du secteur du Centre, puis très intense, de 11 h. 30 à 12 h. 30, dans la direction du Luxembourg.

Vers 9 h. 30, le commandant Plessis, commandant le secteur du bastion du Cantonnier, inspectant les tranchées de première ligne, reçut une balle dans la tête et mourut presque instantanément.

 

Le commandant Arthur Plessis, originaire de l'Eure, avait 41 ans. De l'active, il était au 74e R.I. depuis 1909. Il partit, le 2 août 1914, à la tête de la 3e Cie du 74e R.I. qu'il engagea successivement lors des combats de Roselies et de Guise. Le 7 septembre, en plein combat de Courgivaux, il fut désigné pour prendre le commandement du 1er bataillon en remplacement du capitaine Pétry, écarté de ce poste pour des raisons qu'il me reste à étudier… Il commandait toujours ce bataillon lorsqu'il fut tué, sans doute par un bon tireur allemand à l'affût, il y a aujourd'hui 90 ans. Ce même jour, Antoine Maucourt, 23 ans, soldat de la 8e Cie, était également tué.

Posté par stephan à 21:40 - Portraits - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 février 2005

Chapeau bas !

 

Après le beau képi du 68e R.I. que nous a présenté l’ami Jérôme sur son blog, je ne pouvais pas rester sans rien faire ! Alors, à mon tour, je suis fier de vous présenter un képi du 74e R.I. Il est certes moins rutilant, un peu mité et vraiment poussiéreux, mais ce p’tit côté « vécu » qui n’est pas pour me déplaire !! Je ne me lasserai pas de remercier Rémi H. pour ce cadeau qu’il me fit sans se douter à quel point il me surprit et me combla ce jour-là.

Posté par stephan à 11:06 - Commentaires [2] - Permalien [#]

11 février 2005

Quand les français tirent sur les français...

En ce début de mois de février 1915, les incidents se multiplient sur le secteur. Dans la nuit du 6 au 7 février, l'adjudant Martinetti, de la 10e Cie, sera blessé par une sentinelle de sa propre section alors qu'il inspectait sa ligne de guetteurs. Un rapport a été établi à cette occasion en vue de rechercher les causes de cette erreur. Quelques jours plus tard, un soldat du régiment disparaît au cours d'une reconnaissance nocturne. Indisposé lors de la mission, son chef de patrouille le renvoie dans les lignes. Il ne réapparaîtra jamais… Enfin, dans la soirée du 12 février, le caporal Pierre Ledoult (33 ans) est tué par un patrouilleur du 7e Chasseurs à cheval… Voici un extrait du rapport du général commandant la division provisoire Guérin sur cette patrouilles qui se termina tragiquement, sans l'aide des allemands…

 

 

Expéditeur : Général commandant la division Provisoire Guérin

Date : 13 février 1915

Nuit calme sur le front du secteur du Centre.

 

74e R.I.

 

Pendant la nuit trois reconnaissances :

 

La première, au Cantonnier, de 18 heures à 20 h. 30, forte de 23 hommes du 74e R.I., deux sous-lieutenants, un sergent et quatre hommes du 75e R.I.T., commandée par un sous-lieutenant du 74e R.I., est sortie par l'extrêmité droite de la nouvelle courtine du bastion du Cantonnier. Après avoir reconnu qu'aucun poste d'écoute allemands n'existait aux abords des lignes allemandes en face de la courtine, elle s'est dirigée sur deux sentinelles ennemies qui fumaient à l'intérieur de leur réseau. Des hommes ayant toussé, l'alarme fut donnée. Les allemands lançèrent 8 à 10 fusées et tirèrent quelques coups de feu sur la reconnaissance qui se replia en rampant.

 

A l'appel, on s'aperçut que le groupe formé par les territoriaux et guidé par le caporal Ledoult, du 74e R.I., avait perdu la liaison et n'était pas rentré.

 

Ce groupe, après être resté en observation pendant une heure près du réseau allemand et avaoir entendu enfoncer des piquets à coups de maillets en fer, avait, en se repliant dans l'obscurité, pris une fausse direction et s'était dirigé sur les tranchées du 274e R.I. Les deux sous-lieutenants, le sergent et deux hommes du 75e R.I.T., après avoir reçu quelques coups de feu, rentrèrent. Les deux autres hommes du 75e R.I.T. avec le caporal Ledoult se présentèrent dans le secteur du 7e Chasseurs, où une patrouille qui couvrait une équipe de pionniers, les prit pour des allemands et tira sur eux, tuant le caporal d'une balle au ventre. Les deux hommes retournèrent en arrière et purent rentrer dans les lignes, le premier vers 1 h. 30, par la tête du bastion, le second vers 7 heures ; vers 23 h. 30, il avait été recueilli par une patrouille du 274e R.I. et gardé par elle jusqu'au jour.

 

[...]

 

 

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10 février 2005

Ossuaire II de Cormicy

Pour faire suite à mon précédent message, voici la plaque relevant les noms de quelques-uns des 3502 soldats inhumés dans l’ossuaire 2 de la nécropole de Cormicy. 13 parmi ceux-ci sont du 74e R.I. J’établirai, ultérieurement, la liste de tous les hommes du 74e R.I. reposant dans cette nécropole en sépulture individuelle.

Posté par stephan à 15:34 - 1. - Secteur Thil - Chauffour - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 février 2005

Ossuaire I de Cormicy

Dans la Nécropole de Cormicy, située au nord de Reims sur la RN 44, se trouvent, entre les quelques 7500 tombes, deux ossuaires regroupant les restes de plus de près de 7000 hommes. Quelques centaines noms seulement sont gravés sur ces deux ossuaires…

Voici la plaque de l'ossuaire 1 ; j'y ai souligné les noms des hommes du 74e R.I. qui y figurent.

Ces treize hommes ont tous été tués entre les 12 et 14 septembre 1914, lors des violents combats qui précédèrent la stabilisation du front.

Je ferai la même chose dans quelques jours pour l'ossuaire 2.

Quelques infos supplémentaires sur cette nécropole ici.

P.S. Euh... j'ai souligné sur la photo, pas directement sur l'ossuaire !!!! ;-)

Posté par stephan à 22:50 - 1. - Secteur Thil - Chauffour - Commentaires [1] - Permalien [#]

07 février 2005

Nécropole de Sillery

Je suis allé, aujourd'hui, faire un tour du côté du secteur du Centre. Je posterai ultérieurement quelques photos… J'en ai notamment profité pour parcourir la Nécropole de Sillery. Beaucoup de monde sous terre là-bas… Et parmi tous, quelques soldats du 74e R.I…

J'y ai retrouvé la tombe de Louis Doré, dont il était question dans ce message.

Posté par stephan à 22:47 - 1. - Secteur Thil - Chauffour - Commentaires [0] - Permalien [#]



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