20 juin 2005
Une pause...
Blog en panne !
Désolé pour cette page qui n'évolue pas, mais, définitivement, mon boulot ne me laisse pas le temps, depuis plusieurs jours, de poursuivre cette relation - même s'il elle ne se veut que très sommaire - de l'engagement du 74e R.I. au Labyrinthe. J'espère pouvoir, d'ici peu, reprendre le fil des évènements, rétroactivement.
En attendant, et pour me faire pardonner ;-)) un lien sur un monument érigé à la mémoire de la 53e D.I. Il n'y est malheureusement pas question du 74e R.I., car ce régiment, s'il y fut temporairement rattaché à l'occasion de ces combats, n'appartenait pas organiquement à cette division.
Bonne lecture !
10 juin 2005
Les combats du Labyrinthe - 4
Quittons un peu le J.M.O. et les rapports. Mais, avant de revenir aux témoignages de combattants, je vous propose de faire un petit détour par la presse de l'époque.
Le Miroir
Extraits des communiqués officiels ouvrant le journal chaque semaine (où l'on constate que l'on en finit pas d'avancer... Mais jusqu'où s'arrêteront-ils nos braves soldats ??? ;-)
3 juin
Nous avons enlevé de nouvelles tranchées dans le Labyrinthe, au sud de Neuville-Saint-Vaast.
4 juin
Lutte d'artillerie au nord d'Arras, avec des actions d'infanterie à l'est de Notre-Dame-de-Lorette, où les positions n'ont pas varié, et dans la région du Labyrinthe, où nous avons progressé. Dans les trois derniers jours, nous avons fait ici 800 prisonniers et capturé deux mitrailleuses.
5 juin
Nous avons (...) gagné 100 mètres encore dans le Labyrinthe.
6 juin
Nous avons réalisé des progrès (...) dans le Labyrinthe où nous avons gagné 450 mètres.
7 juin
Nous avons progressé de 100 mètres dans le Labyrinthe dont nous tenons maintenant les deux tiers.
8 juin
Au Labyrinthe, nous avons poursuivi notre marche vers le réduit central, en repoussant toutes les contre-attaques.
9 juin
Dans le Labyrinthe, après avoir refoulé une offensive, nous avons accompli de légers progrès.
10 juin
Dans le Labyrinthe, nous avons avancé au sud-est.
11 juin
Nous progressons dans le Labirynthe.
Etc. (à noter que d'autres unités - de la 53e D.I. - étaient engagés au Labyrinthe en même temps que le 74e R.I.)
Le Pays de France
Sur cette photo, parue dans le n° 41, juillet 1915, de la revue le Pays de France, trois combattants du 74e R.I. posant en Artois. Titre : "Après la prise de la Targette". La photo n'est pas située. Si quelqu'un a une idée... Je remercie grandement Michel Moreau qui m'a signalé ce document. Sans lui, il n'était pas possible de deviner que ces hommes étaient du 74e R.I., la censure obligeant la presse àretoucher les photos publiées, et notamment à masquer les numéros des unités apparaissant sur les pattes de col des uniformes des combattants. Le soldat de droite est le grand-père de son épouse, Marcel LEMENU. Il était alors infirmier au 74e R.I. (classe 1906). Il est passé à travers les rafales d'aciers...
L'Illustration
Extrait d'un article de Francis Dortet, paru dans le numéro du 19 août 1916, et rapportant un épisode des combats du Labyrinthe parmi tant d'autres. Je n'ai pas réussi à retrouver l'identité de ce brave caporal-fourrier :
" C'est au cours de ces journées du Labyrinthe que le caporal-fourrier S..., du 74e régiment d'infanterie, resté seul avec une vingtaine d'hommes dans une tranchée qu'ils venaient d'assaillir, organisa une magnifique résistance. Presque cerné, sans liaison avec le reste du régiment, blessé d'une balle à la main, il maintint la position conquise à coups de grenades pendant des heures. Il espérait être ravitaillé en munitions pendant la nuit, sinon renforcé, et il exaltait par son entrain le courage de ses camarades. Une nouvelle balle le blessa à la tête. Il s'affaissa et on l'étendit au fond du boyau.
- Tenez bon ! dit-il aux autres. Nous serons dégagés. Avez-vous encore des grenades ?
Hélas ! la provision s'épuisait... Et il n'y avait déjà plus de cartouches... Les Allemands pouvaient, par une brusque irruption, faire prisonniers ces vingt braves désormais sans défense.
Le caporal-fourrier S... leur donna l'ordre de battre en retraite.
- Le jour vient et dans une heure il serait trop tard ! On voulut l'emmener. Il refusa.
- Je vous embarrasserais, protesta-t-il. Rejoignez le régiment et rendez compte de la situation, je reste.
Au petit jour, en effet, les Allemands refluèrent de ce côté, mais pas pour longtemps. Car les émules du caporal-fourrier S... ne tardèrent pas à les déloger une fois de plus de la position, et dans un bel élan conquirent une autre ligne de tranchées ennemies. "
09 juin 2005
Les combats du Labyrinthe - 3

Une tranchée au Labyrinthe - Le Miroir
Suite et fin du rapport du commandant AUBRY :
Journée du 9 juin 1915
Pression par l’ennemi sur les têtes de sape ; on ne perd rien. On prépare dans l’après-midi une attaque à la grenade qui nous mène jusqu’à 50 mètres du boyau d’Eulembourg. On se battra sur place. Les mines ennemies sauteront, mais nos barricades, solidement établies, tiendront jusqu’à la relève du régiment. Les pertes sont élevées. La 6e Cie relève la 11e Cie. Cette dernière compagnie prend la place de la 6e Cie.
Journée du 10 juin 1915
Riposte sur B5, B6 et boyau de Bade. Une attaque est prescrite pour 21 heures. Elle a fait l’objet de compte rendus.
La section BARBIER, renforcée d’éléments de la 8e Cie, attaque au sud du boyau B5 (point E) ; elle se heurte aux fils de fer ennemis ; des groupes sont allé jusqu’à 5 mètres de l’adversaire. L’attaque du 228e R.I. part plus tard ; elle échoue. Le groupe BARBIER est forcé de se replier.
La section VITTORI attaque le point F ; elle est rejetée sur B5 où l’ennemi contre-attaque fortement.
La section REY, partie la première avec un élan superbe, gagne les deux tiers du terrain qui la sépare d’Eulemberg ; elle se replie avec des éléments du 1er bataillon, sans avoir pu atteindre son objectif.
Pendant toute la nuit, contre-attaque ennemie sur B5. La 5e Cie est épuisée ; plus de cadres. La 4e Cie, avec ses cadres, prend la direction du combat jusqu’à la relève.
Des fractions reformées de la 12e Cie sont également engagées en arrière de bataillon.
Journée du 11 juin 1915
On tient sur place. L’ennemi est toujours mordant sur B5. Notre barricade de tête est restée tenue, établie et occupée, à 50 mètres du boyau d’Eulembourg. Au centre, sur B6, on a progressé d’une dizaine de mètres. Le boyau de Bade a résisté aux contre-attaques également ; il a été défendu constamment par le même officier, le lieutenant MONGIS.
Dans la nuit, le 2e bataillon est relevé par le 205e R.I.
Les pertes du 2e bataillon sont élevées :
- Officiers tués : 5
- Officiers blessés : 2
- Troupe : 282 tués ou blessés.
Le 15 juin 1915
Le chef de bataillon AUBRY
08 juin 2005
Les combats du Labyrinthe - 2
Carte du Labyrinthe au 8 juin 1915 (il y a 90 ans jour pour jour !)
Source : S.H.D. Merci à Thierry Cornet
Rapport du commandant AUBRY, commandant le 2e bataillon du 74e R.I., sur les actions qu’il a dirigées pendant que le 74e R.I. était à la disposition de la 53e D.I. (S.H.D. 25 N 52)
Journée du 3 juin 1915
Le 2e bataillon, après avoir passé la journée au bivouac à Etrun, se porte à la Moissonneuse. Départ d’Etrun à 20 h. 30. Il est en renfort du régiment.
Journée du 4 juin 1915
Le bataillon passe la journée à la Moissonneuse. A 21 heures, il est rapproché du front :
- Deux compagnies dans le chemin creux (6e et 7e Cies)
- Deux compagnies dans la boyaux Z4 et ramifications (5e et 8e Cies)
Journée du 5 juin 1915
Journée marquée par un bombardement continu et d’une violence extrême. Les pertes sont sérieuses. Trois sections de la 8e Cie reçoivent, à 21 heures, l’ordre de renforcer les éléments du 3e bataillon. Ces sections sont employées sur B4 – B5 et boyau de Bade, où elles resteront pendant toute la période. La 5e Cie serre sur la tête du boyau Z4.
Journée du 6 juin 1915
Bombardement un peu moins violent que la veille. Situation inchangée pour les unités du 2e bataillon.
Journée du 7 juin 1915
Alerte à 4 heures. L’ennemi contre-attaque. Le chef du 2e bataillon reçoit le commandement des 2e et 3e bataillons, avec mission de repousser les contre-attaques ennemies et de remettre de l’ordre dans les unités du 3e bataillon qui ont cédé du terrain et ont subi des pertes sérieuses.
Les 5e et 7e Cies sont mises en première ligne : la 5e sur B5, la 7e en tranchée, entre B5 et B6. La 4e section de la 8e Cie sur B4. La 6e Cie reste en renfort sur le chemin creux.
Les 9e et 12e Cies sont retirées et reformées : 9e dans le chemin creux ; 12e dans le boyau Z4. La 10e, renforcée d’une section de la 8e Cie, reçoit l’ordre de tenir sur Z4.
L’attaque de l’ennemie est enrayée et la 5e Cie, aidée d’éléments de la 7e, mène le combat à la grenade sur B5 ; les deux tiers du terrain cédé sont repris. On progresse sur le boyau de Bade et la section MONGIS s’installe à hauteur d’un embranchement de boyau allant sur le boyau d’Eulembourg, s’y fortifie et y tiendra jusqu’à la relève.
On progresse à la sape sur B6 et on établit une tranchée tête de sape.
Journée du 8 juin 1915
L’ennemi attaque la tête du boyau de Bade. Il échoue ainsi que sur B6 où des groupes ennemis étaient sortis (non loin) de leur tranchée. Combat à la grenade dans l’après-midi sur B5. On gagne du terrain malgré les contre-attaques ennemies.
La 4e Cie est mise à ma disposition ; elle fournit sur B5 la section LANQUETOT pour la nuit. Le service est très dur sur B5 ; beaucoup de pertes.
A suivre...
07 juin 2005
Les combats du Labyrinthe - 1
Les tranchées de Maison Blanche - Le Miroir
Il ne me sera pas possible de relater dans le détail les combats du 74e R.I. au Labyrinthe entre les 4 et 11 juin 1915. D'une part je n'en ai pas le temps actuellement, d'autre part cet espace ne s'y prête qu'imparfaitement. Un jour... ailleurs... je le ferai.
Cependant et afin d'en donner tout de même une idée, voici quelques récits, parmi d'autres, qui illustrent ces effroyables combats.
JMO du 74e R.I. à la date du 4 juin 1915 :
Sur l’ordre du colonel commandant la 106e brigade, le 74e R.I. relève dans la soirée les éléments suivants aux ordres du colonel DE TURENNE, commandant le 205e R .I. :
- 2 bataillons du 205e R.I.,
- 1 bataillon du 224e R.I.,
- 1 bataillon du 329e R.I.
Emplacements :
- Bataillon JULLIEN (*): à droite, entre A4, B4, A5, B5, A6, B6.
- Bataillon CHAMBOUILLAT : à gauche, avenue Claudot, boyaux de l’Elbe et de la Vistule.
- Bataillon AUBRY : à l’ouest du chemin creux, tranchée Von Kluck et boyaux adjacents.
(*) Le capitaine JULLIEN commande par interim le 3e bataillon, le commandant LACHEVRE ayant pris provisoirement le commandement du 39e R.I.
Jacques LANQUETOT, alors lieutenant à la 4e Cie, décrit en quelques lignes cette fameuse position du Labyrinthe dans laquelle le régiment est engagé :
" Ce nom de « Labyrinthe » avait été donné à un ensemble d'organisations allemandes situé entre Neuville et Ecurie, au nord d'Arras ; les boyaux et les tranchées y étaient tellement nombreux et enchevêtrés que leur représentation sur le plan directeur donnait l'impression d'un écheveau inextricable de fils bleus. Sauf deux on trois tranchées qui rappelaient des noms célèbres : Von Kluck, Eulenbourg, les autres boyaux étaient baptisés par des lettres affectées d'indices numériques : a1, a2, b1, b3, b5, etc... Une vaste place d'armes au milieu du Labyrinthe portait le nom évocateur de « Salle des Fêtes ». Malgré notre avance dans Neuville-Saint-Vaast, les Allemands incrustés dans ce labyrinthe nous disputaient le terrain pied à pied. Le régiment avait reçu la mission d'achever la conquête de cet important objectif. "
L'adjudant DESMAIRES, de la 3e Cie, a " conservé le souvenir d'un enfer comparable à celui décrit par Dance ". Il ajoute : " Pendant toute la période de combat l'ennemi est visiblement agité. Son artillerie tonne avec fureur partout, toutes les corvées qui arrivent accusent des pertes. C'est là que je fis connaissance de toutes sortes de grenades : des bouteilles de soda remplies de cheddite, des boîtes de conserve entourées de clous et fixées sur des planchettes, des grenades percutantes à cueiller munies d'un ruban pour les faire tomber sur le détonateur. Du côté allemand, dont nous utilisâmes les prises de guerre, à signaler des grenades à pilon, tortues, des oeufs de poule dont nous faisions retour à l'envoyeur par dessus les barricades. Le fond des boyaux était tapissé de morts ennemis à peine recouverts de terre dont les ventres fléchissaient lorsque nous marchions dessus... "
Au 3e bataillon, la 10e Cie du capitaine LEFEBVRE-DIBON montant en ligne met plus de huit heures pour parcourir 3 ou 4 kilomètres. La tranchée qu'il doit occuper est intenable : " Cette tranchée, labourée les jours précédents par le tir de l'artillerie ennemie, était devenue informe, n'offrant plus aucune protection". Pas d'outil pour la remettre en état... " Le capitaine JULLIEN vient la reconnaître avec moi ; nous poussons même plus loin, sur la route de Béthune, car il vient de recevoir l'ordre de rester avec le bataillon dans le secteur où nous nous trouvons. Sur la route, des trous ont été creusés dans le talus, du côté de l'ennemi, c'est une protection relative ; je décide d'y porter ma compagnie. Je retourne réveiller mes hommes et les ramène rapidement, craignant, en attendant, de voir la place prise par une autre compagnie. Les hommes ronchonnent un peu, ce qui se comprend, d'être déjà réveillés ; mais quelques minutes après, chacun ayant choisi son trou, s'y était terré tant bien que mal et rendormi. Il faisait maintenant jour : la compagnie occupait enfin un emplacement d'où j'espérais n'avoir pas à bouger de la journée.
La route avait été, elle aussi, labourée récemment. Parsemée de trous d'obus, les éclats de ceux-ci l'avaient tellement changée qu'elle semblait avoir été hersée. Quant aux arbres, beaucoup étaient abattus, fauchés à 3 ou 4 mètres du sol. Sur les quelques branches de ceux qui restaient encore debout, il n'y avait plus de feuilles, l'ouragan des projectiles, en passant, les avait toutes arrachées.
Le contraste entre cette route désolée avec ses arbres d'hiver et cette belle journée de fin de printemps sous un soleil déjà chaud, était si frappant que l'on éprouvait un sentiment pénible, comme un malaise devant quelque chose d'anormal. On devinait un endroit où des événements contre nature devaient se passer. "
A suivre...
Les tranchées du Labyrinthe - Merci à Alain Chaupin pour cette carte postale
03 juin 2005
Avec la 53e D.I. au Labyrinthe
25 mai 1915. Charles TOUSSAINT, cycliste de la C.H.R. du 74e R.I., arrivant à Neuville-Saint-Vaast.
"Après les premiers affrontements dans les ruines de Neuville-Saint-Vaast, et un court repos, nous allions être plongés dans la fournaise du Labyrinthe situé entre Neuville-Saint-Vaast au Nord et Ecurie au Sud.
A tort ou à raison, je considère que ces combats peuvent se comparer, dans l'horreur, à ceux du Fort de Douaumont en Mai 1916.
Ce Labyrinthe, bien nommé, formait un imbroglio de tranchées dont le centre était la Salle des Fêtes. Une partie de ce Labyrinthe avait été reconquise par les troupes que nous avions relevées en pleine bagarre. Nous devions parvenir jusqu'à la Salle des Fêtes en nous emparant mètre par mètre des tranchées et boyaux farouchement défendus par l'adversaire. Là, les techniciens (rien à voir avec les technocrates) de la progression par jets de grenades, suivis de sacs de terre, pour avancer en créant des barrages successifs, allaient se surpasser, bien entendu les mortiers lance bombes et tous les calibres des deux artilleries s'activaient presque sans interruption.
Les combats furent encore aggravés par la soif, plus encore que la faim..."
Pour ce texte et la photo : "Petites histoires d'un glorieux régiment", Charles TOUSSAINT, Imp. Binesse, 1973.
Le 3 juin le régiment passe la journée sur son emplacement de bivouac. Dans la soirée, il reçoit l’ordre de se porter aux tranchées de la Maison Blanche et de la Moissonneuse, où il s’établit en bivouac.
Le 2e bataillon, après avoir passé la journée au bivouac à Etrun, se porte à la Moissonneuse. Départ d’Etrun à 20 h. 30. Il est en renfort du régiment.
Concernant le 3e bataillon, nous disposons d'un remarquable document avec le témoignage de commandant Paul LEFEBVRE-DIBON qui relate notamment l'engagement de sa compagnie (la 10e) au cours de ces combats ("Quatre pages du 3e bataillon du 74e R.I.", Berger-Levrault, 1920). Le capitaine LANQUETOT (4e Cie) retranscrit également son expérience du Labyrinthe dans "Un capitaine de vingt ans" (J. de Gigord Editeur, 1931).
C'est dans ces documents, et dans quelques rapports trouvés au S.H.D., que je puiserai pour composer les messages que je posterai dans les prochains jours, afin d'essayer de donner une idée de ce que fut le calvaire des hommes du 74e R.I. au cours de ces chaudes journées de juin 1915...
02 juin 2005
Déménagement
J.M.O. du 74e R.I.
31 mai 1915
Le régiment a quitté le sous-secteur à l’ouest de Neuville-Saint-Vaast, hier soir, après avoir été relevé par deux bataillons du 114e R.I. Le dernier bataillon du 74e R.I. a été relevé le 31 à 2 heures.
Le régiment est venu cantonner à Beaufort, où le dernier élément est arrivé à 11 heures.
Pertes : 7 hommes ont été blessés au cours du bombardement de la soirée.
1er juin1915
Le régiment stationne à Beaufort. L’emploi du temps est consacré à la remise en état des effets, ar-mes et équipements.
2 juin 1915
Dans la matinée, le 74e R.I. reçoit l’ordre de se mettre à la disposition du général commandant la 53e D.I. et est transporté en automobiles de Beaufort à Laresset. Dans la soirée, le 74e R.I. se porte entre Marœuil et Etrun où il s’établit en bivouac.
Depuis son arrivée en Artois, le 74e R.I. a eu plus de 30 tués et près de 80 blessés...







