17 novembre 2005
Le Beaujolais Ancien est là !
En cette journée du Beaujolais Nouveau, je ne pouvais manquer de dire qu'ici on préfère nettement le Beaujolais Ancien... et sans modération !!
Cet historique moderne du 74e R.I., détaille la filiation du régiment et nous apprend notamment qu'avant de devenir le 74e Régiment d'Infanterie en 1791, il était le régiment de Beaujolais...
A la vôtre !
09 novembre 2005
Un peu de lecture...
Depuis quelques semaines, je n'ai plus le temps de faire évoluer le blog. Normalement, je devrais pouvoir m'y remettre sérieusement à compter du début de l'année 2006. Heureusement, pendant ce temps, d'autres sont plus actifs que moi, et notamment les Editions Tallandier qui viennent de publier cet ouvrage :
On y trouve réunis d'une part les lettres du guerre Lucien DUROSOIR et, d'autre part, le carnet de route de Maurice MARECHAL. Ces deux musiciens furent mobilisés pour le premier au 129e R.I. et pour le second au 274e R.I. Aussi, tout au long de ces pages, le 74e R.I., jamais très loin, est fréquemment évoqué. D'autant plus que les deux hommes furent parfois détachés à l'E.M. de la 5e D.I. et que l'un comme l'autre, mutés, finiront la guerre au 74e R.I.
Je vous encourage à visiter le site qui leur est consacré. A noter que des extraits du carnet de Maurice MARECHAL avaient été précemment publiés dans l'ouvrage Paroles de Poilus, Librio, 1998, incroyable succès d'édition.
Bonne lecture !
26 août 2005
"Un capitaine de vingt ans"
François Chevennes, "Un capitaine de vingt ans", J. de Gigord Editeurs, Paris, 1931.
Toujours en quête de témoignages de combattants de la Grande Guerre, il y a quelques mois j'avais acheté ce livre chez un bouquiniste sans trop savoir de quoi il s'agissait. En rentrant chez moi, je prenais enfin le temps de regarder ce texte de plus près. Très rapidement, la table des matières et une lecture en diagonal du récit ne me laissaient guère de doute : il s'agissait à coup sûr du témoignage d'un combattant du 74e R.I. Pour moi qui travaillait sur ce régiment depuis quelques mois déjà, ce fut un scoop !! Un témoignage de plus sur ce régiment, et dont je ne soupçonnais pas même l'existence !!!
Cependant, il m'apparut rapidement que le nom de l'auteur était un pseudonyme car je ne retrouvais sur aucun document alors en ma possession la trace de ce capitaine Chevennes ! Je me lançais alors dans une lecture attentive du texte et, par recoupements, je trouvais assez facilement l'identité réelle de l'auteur de ce témoignage : le capitaine Lanquetot. Par la suite, je devais apprendre que cet officier fut une figure du régiment puis, après guerre, de l'Amicale des Anciens Combattants du 74e R.I. Mais je veux ici me limiter à la présentation du livre, me promettant de brosser un portrait du capitaine, puis colonel Lanquetot, plus tard, dans la rubrique "Portraits" de ce blog.
"Un capitaine de vingt ans" est paru chez J. de Gigord, en 1931. L'ouvrage est préfacé par Louis Madelin. De 182 pages, le texte est divisé en 9 chapitres et ponctué de 76 dessins à la plume de Pierre Rousseau, qui réalisa également la couverture du livre. Le témoignage se compose de souvenirs, donnés chronologiquement, et dans lesquel l'auteur rapporte les faits et gestes d'un sous-lieutenant, puis lieutenant et enfin capitaine François qui n'est autre que Lanquetot lui-même. La plupart des noms sont fictifs (c'est bien dommage ! mais j'ai à peu près réussi à rétablir l'identité des principaux personnages), la topographie et la chronologie sont réelles et fidèles au parcours du régiment. Lanquetot passa par les 4e, 2e et 11e compagnies. Le témoignage court de la mobilisation - Lanquetot était alors élève à Saint-Cyr - à l'attaque du fort de Douaumont en mai 1916 - Lanquetot commandait alors la 11e Cie.
Le capitaine "Chevennes" durant la guerre et le colonel Lanquetot en août 1974, lors d'un pélerinage à Roselies (Charleroi)
Le récit est alerte, simple et semble destiné à un public très large. Le témoignage manque peut-être un peu de profondeur, et, s'il ne cache pas les misères de la guerre, il met surtout en lumière les aspects les plus nobles de la vie du combattant : bravoure, générosité, fraternité. En même temps, l'auteur ne masque pas ses sentiments et leur évolution au fil des mois : la naïveté bravarde du jeune saint-cyrien cède vite le pas au soldat de métier, avisé et responsable. A noter également qu'il s'agit très certainemet d'un des rares témoignages d'un officier qui passa capitaine à vingt ans et qui eut le commandement d'une compagnie à 19 ans...
25 avril 2005
Le J.M.O. du 74e R.I.
Un des documents clés pour suivre, en détails, le parcours du 74e R.I. durant la guerre est son Journal des Marches et Opérations. Il est consultable au Service Historique de la Défense, à Vincennes, sous deux formes :
- Les cahiers originaux, à la cote 26 N 660 ;
- Le microfilm, à la cote 9 M 360.
Le J.M.O. donne, jour après jour, sous une forme brut et impersonnelle, les mouvements du régiment et les opérations auxquelles il a été associé. Ce « livre de bord », de plusieurs centaines de pages, a été tenu de façon constante mais avec une rigueur inégale. Il est d’ailleurs fort probable que certain passages aient été réécris bien après les évènements relatés.
En tout état de cause, des informations relativement importantes en sont absentes comme, par exemple, l’encadrement du régiment à la mobilisation et à des dates ultérieures, comme le prescrivait d’ailleur le règlement… De même, les premières semaines de la guerre (combats de Roselies, de Guise, de Courgivaux et du Thillois) sont rapportées de façon très succincte, alors même que cette période fut extrêmement meurtrière pour le régiment. Les états de pertes sont également négligés pour ces combats.
Heureusement, ce ne sera pas toujours le cas et, à compter de septembre 1915, il semble que le rédacteur (anonyme) se soit imposé davantage de rigueur et de précision à ce niveau.
Au-delà de ces quelques remarques, il reste qu’on ne peut faire l’économie de consulter ce document lorsque l’on s’intéresse de près à un régiment. Les lacunes et insuffisances du J.M.O. peuvent se combler largement par la consultation d’autres archives (j’y reviendrai) ou d’autres textes comme, par exemple, les quelques témoignages laissés par des combattant du régiment (j’y reviendrai également).
A noter que les cahiers originaux des J.M.O. ne sont pas photocopiables et que, pour obtenir copie du J.M.O., il faut passer par son tirage microfilmé.
Historique du 74e R.I.
Je commence à remplir la catégorie « Bibliographie et Sources ».
A tout seigneur, tout honneur : un livre incontournable et pourtant bien insuffisant pour connaître l’histoire du 74e R.I. : l’historique régimentaire.
Il fut publié à une date non précisée, mais très certainement dans l’immédiat après-guerre, par les soins de l’imprimerie L. Wolf, (13-15, rue de la Pie, Rouen)
Je n’en connais pas le rédacteur. Il est cependant à parier que le barde du 74e R.I. ne fut pas de tous les combats du régiment… L’ouvrage fait 55 pages. C’est peu. Pas d’annexe, pas de carte, pas de photo… On est en présence du minimum de ce qui se faisait en matière d’historiques à l’époque. De même, on ne trouve pas de liste des tués du régiment… (Je suis en train d’essayer de la reconstituer… C’est du boulot mais, grâce à l’appoint de nombreux correspondants que je remercie au passage, j’avance ; à ce jour, j’ai retrouvé environ 3200 fiches de soldats du 74e R.I., déclarés Mort pour la France, sur le site « Mémoire des Hommes »).
L’utilité première de ce petit ouvrage est d’y trouver, dans ses grandes lignes, le parcours du 74e R.I., de la mobilisation au 11 novembre 1918. Le style est enflammé à souhait comme le veut la tradition dans ce type de documents. Au-delà de ce glorieux vernis, le récit est rapide, rarement précis, et parfois lacunaire. Relativement peu de noms cités (et trop fréquemment mal orthographiés).
Bref, il faut prendre ce texte pour ce qu’il est : une page à la gloire et au mérite des combattants du 74e R.I. qui ne nous offre, au final, qu’un éphéméride timide des actions auxquelles le régiment a pris part durant la guerre, ornée de belles actions d’éclat.
Heureusement, d’autres ouvrages viennent contribuer – et de belle manière - à mieux connaître le 74e R.I. et ses hommes. Ils feront l’objet de prochains messages que je posterai régulièrement dans la catégorie « Bibliographie et Sources ».
27 février 2005
Historique du 74e R.I.
Heureux de vous présenter une de mes dernières acquisitions concernant le 74e R.I. : un exemplaire relié de l'historique du régiment, annoté par un ancien du 74e, Georges Souche (1ère Cie, 1er bataillon). J'en profite pour rappeler que l'historique du 74e R.I. est disponible ici (au format .pdf).









