© BLEU HORIZON - 74e R.I. ©

22 mai 2016

La Peur, le Courage & la Souffrance

Le 22 mai 1916, il y a très exactement 100 ans, le 74e R.I. était engagé pour la seconde fois sur le champ de bataille de Verdun. Le morceau à enlever n'était rien moins que le fort de Douaumont... Aujourd'hui, je veux simplement penser à tous ces hommes, jeunes et moins jeunes, qui, à 11 h. 50, se sont dressés sur le no man's land, au milieu du fracas du bombardement et des tirs de mitrailleuses que la préparation d'artillerie n'a pas su museler... Trois mots m'obsèdent : la Peur, le Courage et la Souffrance. Ce fut tout cela à la fois pour ces 2800 hommes... Ils sont allés au bout de ce qu'il était humainement acceptable... et sans doute au-delà pour beaucoup...

Notre devoir, aujourd'hui, est bien modeste et bien aisé en regard de ce qu'ils ont vécu : ne pas les oublier - ceux qui sont tombés comme ceux qui sont revenus.

Je vous propose simplement trois documents en mémoire de ces terribles journées de mai 1916 à Verdun :

  • L'ordre matinal précisant l'heure H qui n'est généralement dévoilée qu'au dernier moment...
  • Les impressions de Guy Hallé, sous-lieutenant à la 5e Cie, à la réception de cet ordre...
  • Un extrait d'une lettre du lieutenant-colonel Brenot datée de juin 1916 dans laquelle il évoque brièvement les terribles pertes de son régiment...

 

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05 février 2016

Les 650 photos du médecin Verney !

Un bref message pour signaler un témoignage remarquable et inédit : plus de 600 photos prises par le médecin René Verney tout au long de la campagne qu'il a faite essentiellemnt au 43e R.A.C. Il a passé cependant quelques mois à la tête du service de santé du 2e bataillon du 74e R.I. en 1918, alors que le régiment était engagé en Champagne, dans le secteur de Souain. Son petit-fils, Antoine, a crée un très beau site pour exposer ces documents uniques et a pris soin de contextualiser avec une grande rigueur les clichés de son grand-père.

 

N'attendez plus et allez découvrir ce site :

René Verney, un médecin normand dans la Grande Guerre

(Il se trouve dorénavant dans les favoris, sur colonne de droite de ce blog)

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19 septembre 2015

"Canard du Arnaud" euh... "du Boyau" | Numéro 8 !

Le Canard du Boyau - 08 - Pub

Les trombes d'eau de cette rentrée glissent sur les plumes du Canard... Avant qu'il ne revienne, bien requinqué par ce bel été passé, avec son n° d'automne et du Centenaire - le Canard a tout juste 100 ans ce mois-ci ! - voici quelques colonnes d'un bref n° 8 qu'il fut heureux de partager avec l'ami Arnaud, l'Arnaud, le seul et le vrai ! Petite étude d'une photographie faite en duo, à lire, pour ce qui est de la partie d'Arnaud, directement sur son site, ici, et pour ce qui relève du Canard lui-même, dans le numéro 8 du même Canard, à télécharger ci-dessous (histoire de compléter votre belle collection) :

>>> 08 - Le Canard du Boyau - 08 <<<

Bonne lecture et à bientôt !

campDarolles

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09 juillet 2015

Le Canard du Boyau : un numéro 7 estival !

 

Le Canard du Boyau - 07 - Pub

Un numéro estival du Canard du Boyau ! Nouvelles fraîches pour votre canicule !

Vous y lirez, en vrac, les débuts du Service Photographique des Armées, vos rubriques habituelles "Petite bibliothèque du 74e", "Un parmi d'autres", etc., et, totalement inattendue - scoop absolu - une belle page sur le Tour de France qui, cette année, "à l'insu de son plein gré", et après avoir consacré sa 5e étape au Centenaire de la Grande Guerre, a dédié la 6e étape de la Grande Boucle à la seule mémoire du 74e R.I. !!!

Bonne lecture, et bonnes vacances pour ceux qui en prennent !

A lire, à partager, à emmener à la plage, mais d'abord à télécharger au format .pdf, juste en-dessous de cette ligne, là :

 

>>> 07 - Le Canard du Boyau - 07 <<<

 

 

 

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21 mai 2015

Le Canard du Boyau : numéro 6 "spécial hécatombe" !

Le Canard du Boyau - 06 - Pub

Déjà ??? Eh oui... mais un tout petit numéro, juste pour marquer la date du 22 mai 2015, 99 ans jour pour jour après la tentative de reprise du fort de Douaumont. Un échec et près de 2000 hommes tués, blessés ou disparus, sur les 2800 alignés le matin du 22. Donc, simplement quelques lignes à lire pour se souvenir d'eux. J'aurais pu en mettre trente pages, mais je n'en ai malheureusement pas le temps... A télécharger au format .pdf, juste en dessous, là :

>>> 06___Le_Canard_du_Boyau___06 <<<

 

 

 

 

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30 avril 2015

Le Canard du Boyau : numéro 5 !

Le Canard du Boyau - 05 - Pub

A lire, à télécharger, à imprimer et à partager ! Le Canard du Boyau "Nouvelle Série" n° 5 est arrivé !

Canard à trois pattes... pages, mais pas le temps de faire mieux actuellement.

Bonne lecture !

Fichier pdf à télécharger ci-dessous :

>>> 05___Le_Canard_du_Boyau___05  <<<

 

 

 

 

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17 février 2015

Auguste Rouzé - Deux portraits éloignés de 60 ans...

rouze 

 De la classe 1912, Auguste Rouzé est mobilisé avec le 74e R.I. (12e Cie) et blessé au cours du combat de Roselies (près Charleroi) dès le 22 août 1914. Membre de l'Amicale parisienne du régiment - il en sera d'ailleurs le secrétaire trésorier durant de longues années et dès l'après guerre - il revient en Belgique, très exactement 60 ans plus tard, lors d'un des derniers pélerinages de l'Amicale sur les traces du premier engagement du 74e. Il décèdera en février 1984.

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13 janvier 2015

Vœux 2015

Voeux2015-74e

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07 janvier 2015

#JeSuisCharlie - Hommage du Canard à Charlie - 7 janvier 2015

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26 juillet 2014

Le Canard du Boyau : numéro 4 !

Un peu de lecture pour la plage ! Le n° du Centenaire du "Canard du Boyau - Nouvelle Série" est là. Bon, j'ai triché un peu en le datant du 2 août 2014, mais c'était trop tentant, hein... Fallait faire la blague... C'est pas tous les jours un centenaire...

Le journal est accessible en suivant ce lien :

Le Canard du Boyau, n° 4

A lire, à télécharger, à imprimer ! et toujours gratuit !!

A bientôt et bonnes vacances à ceux que cela concerne.

canardduboyaupub - 04

 

30 avril 2014

1914. "Les Morts du Christ..."

 

"Le Christ a vu les blessés qui passaient sur la route,

sanglants sur les brancards et la face de cire ;

et, parfois, l’un d’entre eux le regardait au passage

et maudissait son nom en criant de souffrance !

Ces jours-là, le Christ, méprisé, suppliait le ciel avec des sanglots :

« Oh mon père, pitié pour ces hommes qui tuent !

Vois mon corps tout meurtri et déchiré ! Ne sois pas sans pitié,

pardonne à leur folie ! J’ai souffert et donné ma vie pour les sauver !

Je puis mourir encore pour ces hommes que j’aime !

Donne abri dans ton ciel à tous ceux qui s’en vont

et fais moins dure leur souffrance ! »

Guy Hallé, Là-bas avec ceux qui souffrent, Garnier, 1917.

 

christ

 

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05 janvier 2014

Voeux !

2014... Année du Centenaire... qui sera également celle du dixième anniversaire de ce blog !

Merci à tou(te)s et bonne année !

 

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16 décembre 2013

Des yeux bleu horizon...

Le "Canard du Boyau - Nouvelle Série" n° 3 est arrivé !

Le "Canard du Boyau - Nouvelle Série" n° 3 est arrivé !

Le "Canard du Boyau - Nouvelle Série" n° 3 est arrivé !

Les fêtes de fin d'année se profilant, nous l'avons fait bien gras et l'espérons goûtu !

Joyeuses fêtes et à l'année prochaine !

>>> Mode d'emploi : Cliquer sur la page 1 puis, dans la fenêtre qui s'ouvre, faire un clic droit sur l'image et sélectionner "Enregistrer l'image sous..." et hop ! puis faire de même pour les pages suivantes... Bonne lecture !

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22 novembre 2013

Il y a 99 ans : Rouen, le 22 novembre 1914, départ de la classe 1914... Etude collaborative

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Les Archives Départementales de la Seine-Maritime ont, à l’occasion du Centenaire de la Grande Guerre qui se profile, mis en ligne une série de documents dont le très intéressant cliché ci-dessus. Nous avons pensé, Valérie, Isabelle, Arnaud, Xavier (cliquer sur chacun de ces prénoms pour accéder aux pages concernées) et moi-même, qu’il pourrait être profitable de tenter une étude collaborative de cette photographie. Ainsi, chacun, en fonction de ses connaissances et du champ de ses recherches personnelles, questionnera le document sous un angle qui lui sera propre, offrant un commentaire singulier que viendront compléter les trois autres analyses.

 

La légende proposée par les Archives Départementales nous apprend qu’il s’agit d’un cliché pris par un photographe amateur, Louis Chesneau[1], qui nous montre le « départ de la classe 1914 pour le front [le] 22 novembre 1914 », ajoutant qu’il s’agit « d’une troupe rouennaise. »

 

La première fois que j’ai vu cette photographie – outre que les clichés concernant la classe 1914 ne sont pas si courants et sont donc, par essence, intéressants – je notais la présence de deux officiers du 74e R.I. au centre du groupe. Ce détail ne pouvait qu’attiser ma curiosité. Troupe rouennaise… 74e R.I. … ça collait très exactement avec mes centres d’intérêt ! Cependant, en y regardant de plus près, je m’aperçus que, hormis l’adjudant ou le sous-lieutenant à l’extrême gauche du groupe, la plupart de ces soldats portait l’écusson du 119e R.I. Donc, encadrement du 74e R.I., mais hommes du 119e R.I. essentiellement[2].

 

classe14-officiers74

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La légende nous indique qu’il s’agit du départ pour le front de jeunes soldats de la classe 1914. Et en effet, divers éléments viennent confirmer l’imminence d’un départ. La photo a très certainement été prise au moment même où ces soldats allaient quitter Rouen : les effets semblent neufs, le paquetage est complet ; de petits drapeaux ont été fichés dans le canon des fusils Lebel. Un prêtre est là, venu certainement encourager de ses services ceux qui partent pour le front et ses dangers. Quant aux officiers du 74e R.I., qu’à ce jour je n’ai pu identifier, rien ne permet de préciser leur fonction : sont-ils simplement venu saluer, au moment de leur départ, les jeunes soldats qu’ils ont formés depuis le mois de septembre ? Vont-ils les accompagner sur le front ? Et dans ce cas, leurs feuilles de route les destinent-ils à rester sur le front ou bien à revenir au dépôt une fois le renfort arrivé à destination ? Rien, me semble-t-il, ne permet de trancher.

 

Il est d’ailleurs temps de se poser la question de la destination de ces hommes. La majorité des écussons (certainement cousus récemment) indique une affectation au 119e R.I. Le bon sens plaide donc pour que ce renfort, instruit et formé par le 74e R.I., soit finalement destiné au 119e R.I. Et un coup d’œil au J.M.O. de cette unité nous apprend effectivement qu’un « renfort de 392 hommes, venant du 74e R.I., plus deux officiers » a été réceptionné le 26 novembre 1914 par le régiment. Ce sont bien de ces hommes dont il s’agit, et le J.M.O. précise également que les deux officiers sont des sous-lieutenants, ce qui disqualifie à priori les deux lieutenants présents sur la photo.

 

On notera aussi que sur la photo, ne pose qu’une trentaine d’hommes sur les 392 qui forment le renfort annoncé. Aussi, on peut légitimement supposer que d’autres clichés, semblables à celui-ci, et permettant de fixer sur la pellicule l’ensemble des sections qui composèrent le renfort[3], ont été pris par Louis Chesneau au moment du départ, et on peut espérer qu’ils ont été conservés... Aussi, les deux sous-lieutenants affectés au 119e R.I. sont-ils peut-être sur un de ces hypothétiques clichés…

 

Nous savons qui a pris la photo, nous savons quand elle a été prise et qui sont les hommes photographiés ; nous connaissons, à défaut de leur destin, au moins leur destination. Pour clore cette petite étude il est légitime de se demander où ont été photographiés ces hommes. De prime abord, on ne pense presque pas à se poser la question tant la réponse semble évidente : il s’agit de soldats, à Rouen, se préparant à partir pour le front : nous sommes donc au moment du départ dans une caserne rouennaise. Cependant, rien n’est moins sûr : la photo a tout autant pu être prise à proximité de la gare de départ ou encore dans une annexe au dépôt commun des 74e, 274e R.I. et 22e R.I.T. de Rouen.

 

Pour le cas où la photo aurait été prise dans la caserne du 74e R.I., pour qui connaît un peu le régiment et la caserne Pélissier où il tenait garnison à cette époque, l’identification des lieux devrait à priori se faire sans grande difficulté… Malheureusement, le cadre de la photographie est assez resserré et nous disposons donc de peu d’éléments d’identification dans le champ de vision offert. Néanmoins  les lieux, même s’ils ne sont que très brièvement suggérés par de minces repères (type de constructions, présence de motifs en briques rouges, physionomie du mur d’enceinte etc.) me semblent familiers. J’ai vraiment le sentiment que nous sommes bien dans la caserne Pélissier. De tout évidence les immeubles en arrière-plan ne sont pas des bâtiments militaires, et nous serions donc dans l’enceinte même de la caserne. Mais les petites constructions situées juste derrière les hommes ne sont pas forcément parlantes. Sur quelques photos, je retrouve des éléments très approchants mais la ressemblance n’est pas déterminante.

 

J’ai des photographies montrant de nombreux aspects de la caserne Pélissier, prises à des époques et sous des angles différents. Et même trop peut-être car il m’aura fallu tout de même un peu de temps pour fouiller et scruter ces documents et pour, surtout, trouver le cliché qui allait me permettre de situer définitivement cette photo – ce qui arriva avec un cliché daté de 1902, pris presque sous le même angle que notre photographie, mais d’un point beaucoup plus éloigné qui nous permet de resituer le maigre décors proposé par la photographie de Louis Chesneau dans un plus vaste ensemble bien plus parlant… qui n’est autre que la caserne Pélissier.

 

A gauche, la photo de L. Chesneau, en regard de laquelle j’ai mis un détail du cliché de 1902 : on y retrouve tous les éléments présents sur la photo de novembre 1914 : les différentes habitations civiles en arrière plan, le mur d’enceinte et les petites constructions (appentis-séchoir, maisonnette) qui y sont adossées, et même le réverbère fixé à l’extrémité du corps de garde.

 

classe14-1914-1902

classe14-1902

 

Nous sommes dans l’angle nord-est de la caserne. En reprenant le cliché de 1902 dans son intégralité, nous découvrons l’environnement du cliché de novembre 1914 : une grande partie du corps de garde, le grand bâtiment de casernement formant l’aile gauche de la caserne, la place d’armes, etc. Dans la foulée, j’ai trouvé un autre cliché, datant de 1913, qui montre que ce n’est pas la première fois que les soldats se faisaient photographier en cet endroit de la caserne :

 

départ classe 1914 pour le front - comraison2

Aujourd’hui, de la caserne, détruite dans les années 1970, il ne reste rien. Aux alentours, seul subsiste l’immeuble qui fait angle entre la Rue du 74e R.I. (ex-Rue Bonne Nouvelle) et celle de l’Amiral Cécille et que l’on distingue bien sur la photographie de Louis Chesneau et sur les autres clichés proposés ci-dessus. Au pied de cet immeuble, un bistro… Ce débit de boisson était-il déjà là en 1914 ? Les jeunes hommes photographiés par Louis Chesneau y levèrent-ils leur verre à la victoire dans le petit matin blanc du 22 novembre 1914 ? Leur dernier verre ?

  

classe14-1902-2014

Pour finir et pour situer la scène, voici un croquis de la caserne Pélissier réalisé il y a quelques temps à main levée, sans mesure, ne me basant que sur de vieilles photos prises au sol. J’ai fait figurer :

 

-          Par un point vert : l’endroit où se tenait Louis Chesneau, le photographe ;

-          Par trois points rouges : la place occupée par le groupe de soldats ;

-        Par un point bleu : l’immeuble, toujours existant de nos jours et au pied duquel se situe Le Bistro, marquant l’angle des rues du 74e R.I. et de l’Amiral Cécille.

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[1] Pour en savoir plus sur Louis Chesneau, voir : http://www.normandie-impressionniste.fr/node/259

[2] Il me semble également deviner un homme portant un képi du 5e R.I. dans le fond, à gauche

[3] Pour être complet sur la nature de ce renfort, il faut préciser que le 26 novembre 1914, soit le jour où le 119e R.I. recevait ces 392 hommes en provenance du dépôt du 74e R.I., le 74e R.I., très proche du 119e sur la ligne de front alors fixée le long de la Route 44 au nord de Reims, recevait lui-même, et de la même provenance, un renfort de 40 hommes et de 15 sous-officiers. Il est fort probable que ce renfort soit parti le même jour de Rouen que celui que nous étudions, mais que les cols et képis de ces hommes portaient le n° 74. Un cliché de ce groupe, dans la suite de celui que nous étudions, existe peut-être…

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08 novembre 2013

1917 : Rugby, Nouvelle-Zélande, lanceur de grenade et 74e R.I. !!

 

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Deux jours après le lancement officiel des commémorations liées au Centenaire de la Grande Guerre, une rencontre en test-match entre les équipes de rugby de la France et de la Nouvelle-Zélande aura lieu ce samedi 9 novembre au Stade de France, et sera notamment l'occasion de se souvenir des soldats néo-zélandais engagés dans ce conflit.

Cette rencontre sera aussi le moment idéal pour se remémorer un autre match de rugby qui opposa, le 8 avril 1917 au bois de Vincennes, l’équipe de l’Armée française à celle de l’Armée néo-zélandaise. La France s’inclina – et pas qu’un peu ! – sur le score éloquent de 0 à 40.

Quel rapport avec le 74e R.I. ? Il est anecdotique, certes, mais mérite, à cette occasion, d’être remis en lumière pour qui s’intéresse au rugby … et au 74e R.I. !  A l’issue de ce match, un trophée fut remis à l’équipe néo-zélandaise : coupe de circonstance, puisque figurée par un bronze représentant un combattant français lançant une grenade... A la guerre comme à la guerre !

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Cette figure fut modelée par Georges Chauvel quelques temps plus tôt, lors d’un congé de convalescence obtenu à la suite d’une blessure reçue sur front. Georges Chauvel (né à Elbeuf en 1886), dès avant guerre, se destinait à la sculpture et, après le conflit, dont il réchappa, fit, dans cet art, une très belle carrière. Mobilisé comme simple soldat au 129e R.I. du Havre en août 1914, il passa, fin 1917 ou début 1918, au 74e R.I. (7e Cie) et y termina la guerre comme lieutenant de réserve, après avoir été à nouveau blessé lors des combats d’Oulchy-la-Ville, en juillet 1918.

Si de courtes biographies de cet artiste-combattant du 74e R.I. m’avaient donc appris qui était l’auteur du trophée remis le 8 avril 1917 à l’équipe de rugby de l’Armée néo-zélandaise, je n’avais en revanche aucune idée de ce à quoi ressemblait cette œuvre. Et les quelques appels lancés via internet restèrent sans réponse sur ce sujet. Or, il y a quelques temps, parcourant les pages d’un album-photos ayant appartenu au lieutenant Brunet (chef de l'escorte du 7e Chasseurs à Cheval affectée à l'E;-M. de la 5e D.I.) mis en ligne par les Archives du Cantal, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant, à la fin de cet album, une photo, assez sombre, représentant la sculpture… d’un lanceur de grenade ! Utilisant les possibilités de zoom offertes par l’interface, assez rapidement je repérais, sur le socle de l’œuvre, la signature de Georges Chauvel. L’heureux homme qui avait photographié cette sculpture avait eu le bon goût de le faire sur le profil portant la griffe de l’auteur !

chauvelSIGNATURE

Georges Chauvel avait également modelé un buste du général Mangin qui fut longtemps le commandant de la 5e D.I. à laquelle appartenaient les 129e et 74e R.I. Mais de ce buste, à priori acquis par le Musée de l’Armée, point de trace à ce jour…

Le trophée du « lanceur de grenade » ou « voltigeur », encore  intitulé « Coupe de la Somme » est-il quelque part en Nouvelle-Zélande depuis ce match de 1917… ? Lancement du Centenaire oblige, Il aurait été sympa de remettre symboliquement à l'équipe gagnante du match de ce samedi 9 novembre 2013 une copie du trophée de 1917 sculpté par Georges Chauvel...

Si quelqu’un a d'autres infos qu’il n’hésite surtout pas à m’en faire part !

ChauvelTROPHEE

Sources :

Archives du Cantal : Album Brunet

Gallica : Sur Georges Chauvel : L’Art et les Artistes, 1929

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25 septembre 2013

La Grande Guerre ne dura qu'un jour...

Un peu de lecture avec ce numéro intermédiaire du "Canard du Boyau" qui porte le n° 2 et qui vous propose de vous souvenir de ceux pour qui la Grande Guerre ne dura qu'un jour...

...La suite en téléchargeant ces deux petites pages offertes par le "Canard du Boyau". Bonne lecture !

CanardBoyau-2a

 

CanardBoyau-2b

 

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06 septembre 2013

Le "Canard du Boyau - Nouvelle série" est dans les kiosques !

C'est la rentrée et je profite de ce retour à l'activité pour concrétiser un vieux projet que j'ai laissé trop longtemps dans les cartons... Redonner son essor au "Canard du Boyau", journal de tranchée du 74e R.I., feuille à potins du Sept-Quatre... Pour ceux que l'histoire de ce régiment et des hommes qui y servirent intéresse toujours - je pense notamment aux nombreux descendants avec lesquels j'échange tout au long de l'année - ce sera un moyen, un peu léger mais cependant informatif, de rester en contact et de suivre... " l'actualité de la mémoire " du 74e R.I. !


Note technique : pour l'instant, je rame un peu pour faire des .pdf qui respectent la mise en page effectuée sous Word... Alors, en attendant de régler ce petit détail, le "Canard du Boyau" sera livré, sur ce blog, page à page, au format .jpg. Il suffit de cliquer sur les images pour les obtenir en taille réelle dans une nouvelle fenêtre, et, pour ceux qui le souhaitent, il est alors possible les enregistrer et/ou de les imprimer.


Comment ? ...La périodicité...?  ben... on verra, hein !!

Bonne lecture !

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CanardBoyau1b

CanardBoyau1c

CanardBoyau1d

 

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01 août 2013

La Somme de Charles Mazelin

Hiver 1915-1916. Le 74e patauge dans les boues glacées de la Somme, entre deux hachoirs : Neuville-Saint-Vaast, dont il vient d’être recraché, exsangue, et Verdun, broyeuse alléchée qui le pulvérisera deux fois, en avril et en mai 1916. En attendant la gloire de Verdun, Charles Mazelin, soldat du 2e classe affecté à la 4e Cie du régiment, promène donc ses bandes molletières entre Maucourt et Lihons. Il trimbale son flingot d’un boyau l’autre, mais surtout il a sur lui un crayon, du papier et un sacré coup de patte. Quand ses camarades prennent quelques photos des lieux, lui, préfère les dessiner. De ses croquis, il sera tiré, en 1916, un élégant recueil de dix eaux-fortes signées et numérotées par l’artiste-soldat.

Voici quelques-unes de ces gravures en même temps que des photos des mêmes lieux prises par ses camarades de mouscaille.


Le village nègre du bois Crépey (Lihons) :

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L'église de Maucourt, éventrée :

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La place Py, à Lihons :

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Pour finir, la tombe du chasseur Louis Aupetit, à Maucourt, que Charles Mazelin a croquée et qu'une carte postale a immortalisée de son côté :

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Monogramme de Charles Mazelin :

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 Charles Mazelin sera blessé le 3 avril 1916, au bois de la Caillette à Verdun.

 

 

 

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13 mars 2013

Paul Rimbault - 3e Cie

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Mobilisé à 36 ans comme lieutenant au 95e R.I., Paul Rimbault passe ensuite au 82e R.I. (il y est blessé en septembre 1915) et c’est le 20 octobre 1916 qu’il est muté comme capitaine au 74e R.I., affecté au commandement de la 3e Cie. La dernière trace que nous avons de lui au 74e R.I. date de juillet 1917. Sa mutation suit de peu les actes d'indiscipline relevés au régiment en juin 1917... Une cause ? un effet ? Nous n'avons pas encore eu accès à son dossier conservé à Vincennes.

Paul Rimbault laissera deux volumes intéressants de notes sur son expérience de guerre et notamment sur la période qu'il passa au 74e. Après guerre, il s'engagera, à Alger notamment, dans une carrière de journaliste. Il décède en 1961 à l'âge de 83 ans.

Si d'éventuiels descendants de Paul Rimbault tombaient sur ces lignes, qu'ils n'hésitent pas à prendre contact !

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28 février 2013

Robert Denomaison - 2e Cie

De la classe 1912, Robert Denomaison était affecté à la 2e Cie du 74e et ne connaîtra que le premier engagement du 74e R.I. : grièvement blessé sur le champ de bataille de Roselies le 22 août 1914, il est soigné en Belgique puis envoyé en captivité en Allemagne. Sa famille - son père était adjoint au maire de Rouen - n'aura de ses nouvelles que le 20 novembre suivant, après trois mois d'angoisse et d'incertitude... Il sera rapatrié en décembre 1918.

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